Le basket féminin vosgien - Présentation Nadine NURDIN

1. Présentation


Nadine NURDIN, 48 ans, licenciée à LA VALDAJOLAISE BASKET.

Entraineuse et coach de l’équipe séniores féminine de 1997 à 2019

Entraineuse et coach depuis Sept 2010 de l’équipe Basket loisir mixte

Trésorière du club de juin 2010 à Juin 2017

Présidente du club de Juin 2017 à Sept 2020

Depuis 1990 membre active de l’équipe animation : organisation des manifestations du club (repas dansant, tournois, préparation du char pour la foire locale,…)

Obtention de diplôme d’entraineuse région CPQ P1 et OTM Départemental en 2019.

Il y a quelques années, membre du bureau du comité des Vosges (1 mandat)


2. Depuis combien de temps êtes-vous impliquée dans le domaine du basket ? 

Je prends ma 1ère licence au club à l’âge de 12 ans, je vais signer en septembre 2021 ma 38ème licence dans ce club.

A 25 ans, je prends en charge l’équipe séniores féminines cumulant les rôles d’entraineuse, joueuse et coach, pour ne quasiment plus quitter ces fonctions jusqu’en 2019, équipe qui évolue à différents niveaux (départemental et régionale R2). Aujourd’hui je joue toujours dans cette équipe au niveau régionale mais j’ai laissé la place à une de mes coéquipières pour les entrainements et le coaching.

En 2010, afin de garder des forces vives et amoureux du Basket, mais ne souhaitant plus évoluer en championnat, j’ai créé une équipe Basket loisir mixte, équipe toujours en lice pour laquelle j’assure les entrainements et le coaching.

Le maintien d’une équipe féminine dans le club me tenant très à cœur, c’est avec grande fierté qu’en 2019 j’ai pu créer et engager une 2ème équipe séniores féminines au niveau départemental, que 2 joueuses ont pris en charge.


3. Comment êtes-vous devenue bénévole au sein de votre club ? 


C’est grâce à Pascal BOMONT, qui est venu me chercher à l’âge de 12 ans pour me faire découvrir la pratique du basket en championnat et plus particulièrement à MICOU qui m’a donné l’envie et la motivation pour intégrer l’équipe animation, sensibilisée sur l’importance de donner de son temps pour fédérer et pérenniser le club et surtout garder son enthousiasme intact.

Je pense qu’on ne devient pas bénévole, on naît avec cette qualité humaine, il faut juste aimer les gens, trouver la bonne équipe et le bon moment pour se mettre en marche….


4. Qu'est-ce que ce bénévolat vous apporte ? 


C’est avant tout le plaisir de voir jeunes et moins jeunes s’épanouir « sur et autour » des terrains, partager des instants de convivialité avec tous les amoureux du ballon orange, et surtout œuvrer pour permettre à ceux qui intégrer notre club une pratique du basket dans de bonnes conditions humaines, matériels et vestimentaires et ce dans le respect mutuel, donner ce qu’on n’a reçu des personnes qui nous ont précédé…

Je pense qu’on pourrait considérer que cela me permet d’assouvir mon appétence du basket en faisant preuve d’altruisme.


5. Voyez-vous une évolution de la place de la femme dans le domaine du basket actuellement ? 


A la VALDAJOLAISE BASKET, la répartition femmes-hommes des bénévoles est assez équilibrée, et je constate qu’il y a plus de femme qui s’impliquent dans le bénévolat, surtout pendant la période où leurs enfants évoluent sur les terrains, je pense que cette tendance va rester ainsi.

Cependant je note un point de vigilance, si la FFBB campe sur sa volonté de vouloir professionnaliser la pratique du basket amateur au niveau départemental et régional, nous risquons un recul significatif du bénévolat, cette remarque vaut pour les 2 sexes.


6. Avez-vous des idées pour attirer plus de femmes à s'investir dans les clubs


Pour attirer les femmes dans les équipes de bénévole, il faut compter sur une évolution des mentalités, je ne vais pas faire de grands discours, ni me tenir des propos de “féministe” je n’ai pas vocation à cela, mais actuellement il est difficile de se positionner en tant que femme dans une équipe dirigeante, il est encore très compliqué de faire bouger un curseur qu’il soit d’ordre organisationnel, sportif, de définir de nouvelles orientations et de manager des Hommes.

 

Il faut casser les codes, répartir équitablement les activités et responsabilités, on vient donner de son temps, de son énergie, de sa bonne humeur, on n’a envie de rendre service et aussi de s’accorder des temps de détente, de convivialité, de partage, on ne vient pas pour se retrouver à gérer les mêmes activités et contraintes familiale et/ou professionnelles quotidiennes.

 

Il faut peut-être aussi favoriser l’intégration des conjoints et enfants.

 

Il faut accepter qu’on ne peut pas être présent tous les week-end, donc favoriser la collaboration et la communication entre les bénévoles pour assurer l’intégralité des missions (entrainement, coaching, administratif, OTM,…)

 

Je finirai ce laïusse sur le bénévolat avec un gros point d’interrogation, quelles conséquences aura cette crise sanitaire sur nos bénévoles ? 



 
 
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